La fusion Rap grec / musiques traditionnelles Ελληνικό χιπ χοπ και παραδοσιακή μουσική

C’est une fusion qui se développe sur la scène hip hop hellénique.

La rencontre du rap grec et des musiques traditionnelles des campagnes de Grèce continentale, des Grecs d’Anatolie, des îles, et de la tradition urbaine du Rébétiko…

Voici une petite sélection via des extraits ou des titres complets sur Napster et Deezer, Itunes,  et les chaînes officielles Youtube des rappeurs grecs. Considérant que leurs albums seraient systématiquement piratés, nombre d’artistes grecs mettent eux-mêmes en ligne leurs morceaux, misant sur les concerts. Achetez quand même les albums si  vous en avez les moyens…

Au menu :
Imam Baildi
Antipina
Antipina & Social Waste
Eisvoléas
Artémis
Komis X
NTP
Le Crétois Constantine Cullen
Les Chypriotes Abnormals, Fotis Tikkos, Rempellos et Pontikas

 

imambaildicookbook

Imam Baildi – Cookbook

Artiste : Imam Baildi (groupe)
Album : The Imam Baildi Cookbook

Un album à l’image de ce groupe, qui fusionne de nombreux styles, du traditionnel au caribéen.

Quelques titres rentrent dans notre sujet :

Arguilé’ mou yiati’ svi’nis / Αργιλέ μου γιατι σβήνεις (mon narguilé pourquoi t’éteins-tu ? ) :

http://us.napster.com/artist/imam-baildi/album/the-imam-baildi-cookbook/track/argile-mou-giati-svinis

« La rumba no miente », des sons qui rappellent la Grèce du nord, mariés à une ambiance latino-américaine et des paroles en anglais et en espagnol :

http://us.napster.com/artist/imam-baildi/album/the-imam-baildi-cookbook/track/la-rumba-no-miente

Ta kha’rtina / Τα χάρτινα :

http://us.napster.com/artist/imam-baildi/album/the-imam-baildi-cookbook/track/ta-hartina

L’album :

http://us.napster.com/artist/imam-baildi/album/the-imam-baildi-cookbook

La page Facebook :

https://www.facebook.com/imambaildi/

 

chaoskaiarmonia

Antipina

Artiste : Antipina / Αντίποινα (« représailles »)
Album : Chàos kai Armonia / Χάος και αρμονία (Chaos et Harmonie)

Dans son album « Chaos et Harmonie », le groupe Anti’pina joue à fond le jeu de la fusion bouzouki ou son tradi / rap et autres. Soit en les faisant se succéder d’un morceau à l’autre, soit au sein des mêmes titres, dont plusieurs ne sont qu’instrumentaux.

Album entièrement mis en ligne par le groupe sur sa chaîne officielle Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=S7i-D94PgUQ

Avec par exemple les titres :

– « Mousiki’ me aiti’a » / Μουσική με αιτία :

https://www.youtube.com/watch?v=7sqwPC16N6o

– « Mo’nos sinehi’zo » / Μόνος συνεχίζω avec un doudouk arménien en fond sonore (instrument traditionnel arménien) : 

https://www.youtube.com/watch?v=Fnd0YHRlOdg

-« Mia peripla’nisi » / Μια περιπλάνηση (idem) :

https://www.youtube.com/watch?v=m-tcHnmNzKA

 

hiphopmesogeiou

Antipina & Social Waste

Album : « To hip hop tis Méssoyi’ou » / Το hip hop της Μεσογείου ft. Dj Magnum

Associé au groupe Social Waste, Antipina sort en 2017 l’album «  Το hip hop της Μεσογείου » (« le hip hop de la Méditerranée »).

Des paroles très engagées (on est d’accord ou pas). Mais surtout, surtout, une fusion musicale des plus intéressantes…

L’album est librement téléchargeable sur le site de Social Waste :
http://socialwaste.org/cd/to-hip-hop-tis-mesogeiou/

Et sur leur page officielle Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=I6gJCCoXs04

 

Artiste : Eisvoléas / ΕΙΣΒΟΛΕΑΣ & The Tedd’s

L’Envahisseur (c’est ainsi qu’il faut traduire « Eisvoléas », de son vrai nom Ilias Papanikolos) est ferrailleur dans le civil.

C’est une des têtes de proue du rap grec.

Avec son groupe The Tedd’s, il mêle rap, chansons populaires grecques et Rébétiko dans un album paru sur sa chaîne Youtube officielle :

« Ou’zo » / ΟΥΖΟ /APTALLICA /ΠΙΤΣΑΝΗΣ/THE TEDD’S / STS / ΛΙΑΚΟΣ :
https://www.youtube.com/watch?v=3nS43yYz7C0

« Sfiriksé’ mou » / ΣΦΥΡΙΞΕ ΜΟΥ / THE TEDDS / ΛΙΑΚΟΣ / ΣΤΙΧΟΙ :
https://www.youtube.com/watch?v=6QoT0wm9UTw

https://www.youtube.com/watch?v=kjgtIWrQHD4

« I’pa x’I’pa » / ΕΙΠΑ Ξ’ΕΙΠΑ / ΛΙΑΚΟΣ & THE TEDD’S / ΣΤΙΧΟΙ :

https://www.youtube.com/watch?v=AiHBieD9qiU

« Mbe’rdhema sto mbérdhéouway » /  « ΜΠΕΡΔΕΜΑ ΣΤΟ ΜΠΕΡΔΕΓΟΥΕΗ » ΛΙΑΚΟΣ(ΕΙΣΒΟ) / THE TEDD’S 2014 :

https://www.youtube.com/watch?v=iij-jaglHqA

« Mbakhalia’zomai » / « ΜΠΑΧΑΛΙΑΖΟΜΑΙ » (THE TEDD’S) ΕΙΣΒΟΛΕΑΣ(στιχοι) 2014 :

https://www.youtube.com/watch?v=p0eZXQpRVeY

TEDDY BOY/THE TEDD’S (ΛΙΑΚΟΣ/ΤΑΚΙΤΣΑΝ) ΣΤΙΧΟΙ 2014

 

zamaniliakos

Eisvoléas & Matoula Zamani – Mpanistirtzou

Artiste : Eisvolé’as / ΕΙΣΒΟΛΕΑΣ et Matoula Zamani.
Album : Muma de Matoula Zamani

Avec la chanson « Mpanistirtzou », Eisvolé’as signe une jolie coopération avec la Soprano Matoula Zamani.

Langue grecque façon rap et sons de la péninsule de l’Aimos. Bouzouki trompettes.

Le titre figure sur l’album Muma de  Matoula Zamani (le reste de l’album n’a rien à voir avec le rap) :

– Mpanistirtzou’ / Μπανιστηρτζού  disponible ici :

http://www.deezer.com/album/12969312

et là  :

https://itunes.apple.com/us/album/mpanistirtzou-feat-isvoleas/id1108429973?i=1108430449

Les pages Facebook :

https://www.facebook.com/eisvoleas/
https://www.facebook.com/Matoula-Zamani-214970361060/

 

eisvoleaskemanes

Eisvolé’as, avec A’kis Pitsa’nis au kémanès et Né’storas à la guitare.

Artiste : Eisvoléas / ΕΙΣΒΟΛΕΑΣ 
Titre : Péfto kai sikônomé / Πέφτω και σηκώνομαι (je tombe et je me relève)

Toujours avec Eisvoléas :

Une version unplugged du titre Pé’fto kai siko’nomé / Πέφτω και σηκώνομαι (je tombe et je me relève), avec guitare et Kémanès (une lyre utilisée par les Grecs originaires de Cappadoce et de Bithynie, relativement proche par sa forme de la lyre des Grecs pontiques) :

Mise en ligne gratuitement sur la chaîne Youtube officielle d’Eisvoléas :

https://www.youtube.com/watch?v=0iwcuH4uDzM

 

eisvoleasgkegke

Eisvoléas – Gkégké

Artiste : Eisvoleas / ΕΙΣΒΟΛΕΑΣ 
Album : ΓΚΕΓΚΕ / GKEGKE

Encore avec Eisvoléas, tout l’album ΓΚΕΓΚΕ / GKEGKE est parsemé de bouzouki et mêle allègrement rap et Rébétiko.

A écouter par exemple les morceaux :

Kou’na to loko’ / Κούνα το Λοκό (« bouge ton luc »)
Et Οπα Λα Λα / O’pa la la

La page Facebook :

https://www.facebook.com/eisvoleas/

L’album n’est pas facile à commander sur les sites de vente en ligne. Des titres circulent sur internet mais sans l’assentiment de l’auteur semble-t-il. Donc, à éviter.

 

likoshimosamnos

Artémis

Artiste : Artémis / Αρτέμης
Album : LYKHOSKHIMOS AMNOS / ΛΥΚΟΣΧΗΜΟΣ ΑΜΝΟΣ

Deux intros traditionnelles dans deux morceaux de cet album, par ailleurs pas très tradi.

Artémis les a mis en ligne sur sa chaîne officielle Youtube  :

– le titre « Ana’stasis Pro’ti »  / Aνάστασις Πρώτη : intro façon lyre pontique (les Pontiques sont une population grecque du nord est de l’Anatolie – aujourd’hui dispersée de par le monde, ils ont conservé leurs traditions musicales sur leurs terres de diaspora) : 

https://www.youtube.com/watch?v=tOOOg-WlBY0

– le titre « O Marmaromé’nos » / Ο Μαρμαρωμένος : quelques notes de santouri (semble-t-il) qui font toute la différence : 

https://www.youtube.com/watch?v=DXtfxDiWq3g

On peut se procurer l’album sur le site marchand de l’artiste (hiphopshop.gr, boutique en ligne pour graffers) : 

http://hiphopshop.gr/%CF%80%CF%81%CE%BF%CF%8A%CF%8C%CE%BD/cd-%CE%B1%CF%81%CF%84%CE%B5%CE%BC%CE%B7%CF%83-%CE%BB%CF%85%CE%BA%CE%BF%CF%83%CF%87%CE%B7%CE%BC%CE%BF%CF%83-%CE%B1%CE%BC%CE%BD%CE%BF%CF%83-lp/

La page Facebook :

https://www.facebook.com/artemios.neorhapsodist

 

artemiseftimisoakrivoyios

Artémis / Efthymis

Artiste : Artémis & Efthymis / Αρτέμης/Ευθύμης
Album : O Dialehtos Tis Arnisis Ki O Akrivogios Tis Pistis / Ο Διαλεχτός Της Άρνησης Κι Ο Ακριβογιός Της Πίστης

Encore avec Artémis, et son camarade Efthymis : Bouzouki, guitare électrique, rap, dans le titre :

– « Ri’mes apo Atsa’li – Rythmi’ Mega’li » / Ρίμες Από Ατσάλι – Ρυθμοί Μεγάλοι (rimes d’acier – grands rythmes), disponible ici :

https://itunes.apple.com/gr/album/o-dialehtos-tis-arnisis-ki/id268260233

 

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Artémis

Artiste : Artémis / Αρτέμης
Album : MASHUP SESSIONS 1

Un titre sur fond de chant byzantin :

– « Kath’imas’/ Aimorrooùssa » / ΚΑΘ’ΗΜΑΣ / ΑΙΜΟΡΡΟΟΥΣΑ : 

https://www.youtube.com/watch?v=5ZJhJbzmneA

Un titre au son tradi :
– « O khoro’s ton aspi’don » / « I afti i Egô » / Ο ΧΟΡΟΣ ΤΩΝ ΑΣΠΙΔΩΝ / Η’ ΑΥΤΟΙ Η’ ΕΓΩ (la danse des boucliers, eux ou moi) :

https://www.youtube.com/watch?v=boPveyC1naU

La fiche de l’album sur discogs :

https://www.discogs.com/%CE%91%CF%81%CF%84%CE%AD%CE%BC%CE%B7%CF%82-Mash-Up-Sessions-I-%CE%A3%CF%84%CE%B1%CE%BC%CE%AC%CF%84%CE%B7%CF%82-%CE%A3%CF%80%CE%B1%CE%BD%CE%BF%CF%85%CE%B4%CE%AC%CE%BA%CE%B7%CF%82/release/2870184

Pour en savoir plus sur Artémis & Efthymis : https://philiki.org/2013/06/25/rap-grec/

 

komisxkathegouliakaiprovlima

Komis X

Artiste : Komis X

Un titre de Komis X :

Ka’thé goulia’ kai pro’vlima / Κάθε γουλιά και πρόβλημα (chaque gorgée est aussi un problème) :

Mis en ligne par l’artiste sur sa chaîne Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=ckywQi5jCnc

 

LOUKOUMAKIPARODIE

NTP

Artiste : NTP / ΝΤΠ – « Néa ta’xi pragma’ton » / Νέα τάξη πραγμάτων (« Nouvel Ordre des Choses »)
Album : single Loukoumaki Syriano Λουκουμάκι Συριανό

Sur un rythme plutôt reggae que rap orné de bouzouki, un hymne au loukoum de Syros par le groupe de rap NTP ; le titre est disponible ici : 

https://itunes.apple.com/gr/album/loukoumaki-syriano-single/id1023442990

A ne pas rater : le clip sur la chaîne officielle Youtube de NTP : 

https://www.youtube.com/watch?v=qK0FHfW9UBg

 

TRAGILA2

« Constantine Cullen »

La tradition, ce sont aussi les dialectes grecs, qui tendent à disparaître, sauf dans quelques isolats.

On trouve quelques morceaux de rap en dialecte grec crétois.

Artiste : « Constantine Cullen » 

« Constantine Cullen », Konstanti’nos de son vrai prénom, nous gratifie ainsi d’une parodie façon gangsta rap du morceau « Tranquila » de J Balvin.

Loin de l’ambiance aseptisée de Kolonaki.

Chèvres, armes, barbes, croix, bottes et treillis, dialecte crétois (juste ce qu’il faut pour comprendre), autodérision, ambiance « ne venez pas nous chercher » ; tout le folklore crétois des temps modernes résumé en une chanson :

Tragila :

https://www.youtube.com/watch?v=rXXzH9oo178

 

hip_hop_festival_2017

The Cyprus 2017 Hip Hop Festival

 

Pour finir, quelques titres en dialecte grec chypriote.

Chypre compte un certain nombre de groupes de rap qui font avec « les moyens du bord », pour des réalisations parfois étonnantes.

Artiste : Abnormals

« Made in cy » sur la chaîne YouTube du groupe Abnormals :

https://www.youtube.com/watch?v=bfK_gZVPrvs

Artiste : Φώτης (Fo’tis Tikkos)

« Δον Κιφώτης – Το Ρεμπέτικο / Don Kifotis – To rempetiko » sur la chaîne de Φώτης (Fo’tis Ti’kkos), le jeune rappeur chypriote qui monte 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=Xzrq-t94IAw

Artiste : Rempellos

Ala’na Aλάνα du rhapsode Rempellos :

https://www.youtube.com/watch?v=V3XIO-ytI8U

Chaîne Facebook : https://www.facebook.com/rempellosCy/

Artiste : Pontikas / ποντικα|Σ

« ΙΕΡΟΝΗΣΙ » / Ieronissi de Pontikas / ποντικα|Σ :

https://www.youtube.com/watch?v=RBkKrYArE0Q

Pour découvrir la scène rap grecque, http://www.hiphop.gr/ est le site de référence (en grec).

Et pour les hellénistes distingués, un article découvert à l’occasion de nos recherches, signé de Léonidas Ikonomakis, le chanteur de Social Waste, à propos justement des musiques traditionnelles et du rap dans le monde, sur le site toperiodiko.gr (en grec) :

http://www.toperiodiko.gr/%CF%81%CE%B1%CF%80-%CE%B4%CE%B9%CE%AC%CE%BB%CE%B5%CE%BA%CF%84%CE%BF%CE%B9-%CE%BA%CE%B1%CE%B9-%CF%80%CE%B1%CF%81%CE%B1%CE%B4%CE%BF%CF%83%CE%B9%CE%B1%CE%BA%CE%AC-%CF%8C%CF%81%CE%B3%CE%B1%CE%BD%CE%B1/#.WPIl3_nyjIV

En espérant que ce petit aperçu donnera au passant l’envie de planer plus avant dans le monde de la fusion hellène…

Merci de signaler les liens qui ne fonctionnent plus et / ou d’envoyer les liens actualisés en commentaire.

PL

Droits d’auteur :
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Publié dans δ / Musique Μουσική

Le luth grec, ou laoùto : l’instrument qu’on entend de l’Epire jusqu’à Chypre Το λαούτο : το όργανο που ακούγεται από την Ήπειρο έως την Κύπρο

« Il prenait son luth, marchait à pas furtifs et en jouait doucement, doucement, en face du palais. » / « ΄Ηπαιρνε το λαγούτον του και σιγανά επορπάτει κι εχτύπαν το γλυκιά γλυκιά ανάδια στο παλάτι. » *

Extrait d’Erotokritos, roman versifié crétois de Vitsentzos Kornaros – début du 17ème siècle. Erotokritos chante accompagné de son luth, sous les fenêtres du Palais du Roi d’Athènes. Il séduit ainsi la fille de ce dernier, Arétousa, scellant le début de l’intrigue.
Vassilis Kostas. Skaros. Solo de laoùto.

Vassilis Kostas. Skaros. Solo de laoùto. Comme Christos Zotos, Vassilis Kostas transpose au luth, les solos de clarinette de l’ouest de la Grèce. Source : sa chaîne officielle YouTube https://m.youtube.com/watch?v=j7HIHBVQgfk et sa page Facebook https://www.facebook.com/vasiliskostasmusic

Le luth est sans doute l’instrument traditionnel le plus répandu dans les campagnes grecques.

C’était aussi l’un des plus discrets – c’est peut-être en train de changer…

Le luth grec se dit « laoùto » ou « laghoùto »λαούτο / λαγούτο.

On le retrouve dans la littérature et, dans ses formes les plus anciennes, dans l’iconographie médiévale.

Dans le monde grec, on distingue aujourd’hui quatre grandes familles de laoùto (chacune pouvant présenter en son sein, quelques variantes, qui ne sont pas abordées ici) :

  • le luth du continent – sterianô laoùto / στεριανό λαούτο – et des îles – nissiôtiko laoùto / νησιώτικο λαούτο  – à quatre doubles cordes en métal, accordé la-ré-sol-do (du bas vers le haut),
  • le luth crétois – kritikô laoùto / κρητικό λαούτο – dont le corps est souvent plus grand que celui de tous les autres types de luths grecs, à quatre doubles cordes en métal, généralement accordé mi-la-ré-sol,
  • le luth chypriote – kypriakô laoùto / κυπριακό λαούτο – avec quatre doubles cordes en métal accordées la-ré-sol-do,
  • le « poli’tiko laoùto » / πολίτικο λαούτο, le « luth de la Ville », des Grecs d’Istanbul, plus fin, à quatre doubles cordes en nylon le plus souvent accordées la-ré-la-ré en plus d’une corde qui sert de bourdon.
Le laoùto et le violon sont les deux instruments du mariage traditionnel chypriote. Publicité Facebook de deux instrumentistes chypriotes. https://www.facebook.com/violikailaouto/

Le laoùto et le violon sont les deux instruments du mariage traditionnel chypriote. Publicité Facebook de deux instrumentistes chypriotes, Pavlos Christodoulou et Loukas Grigoriou. https://www.facebook.com/violikailaouto/

En Crète et dans les îles, le laoùto accompagne la lyre et parfois le violon.

A Chypre, il accompagne le violon (voir par exemple ce « pot-pourri » de chansons traditionnelles du mariage chypriote, réalisé par Spyros Hadjinikolaou et Andréas Andréou : https://www.youtube.com/watch?v=M9bwTqWA7mU).

En dehors de la Grèce et de Chypre, il est manifestement moins connu que le bouzouki, instrument plutôt urbain à trois ou quatre doubles cordes, popularisé par le Rébétiko et par les « laïkà » (« chansons populaires ») au 20ème siècle.

Bien qu’il s’agisse d’un instrument traditionnel, le luth grec (comme le bouzouki) est, de nos jours, un instrument moderne et, d’une certaine façon, hybride. La plupart de ses variantes disposent notamment de mécaniques de réglage similaires à celles de la guitare, et de frettes – barrettes – fixes (dénommées « tàsta » / τάστα en grec) positionnées de demi-ton en demi-ton (même s’il en existe aussi dotés de mbérdèdhès / μπερντέδες également appelés pertèdhès / περτέδες ou parfois δεσμοί / dhesmi’ – « liens » – sortes de frettes mobiles sous forme de cordelettes liées autour du manche, plus traditionnelles, permettant des espaces variables – toutefois ces perthèdès font parfois office de frettes fixes, leur utilisation se justifiant alors pour des motifs tenant à l’esthétique ou à l’acoustique). Le luth grec s’inscrit dans l’histoire et s’est adapté, jusqu’à un certain point, aux mutations techniques.

On est bien loin de l’oud (ούτι), dont il tirerait son nom – comme tous les luths d’Europe.

Un autre instrument, pour le coup totalement hybride, existe en Grèce : la « laoutokithàra » / λαουτοκιθάρα dotée d’un corps de guitare avec les cordes et l’accordage d’un laoùto (voir le site du luthier Nikos Fronimopoulos, à l’adresse https://fronik.wordpress.com/2010/07/22/%ce%bb%ce%b1%ce%bf%cf%85%cf%84%ce%bf%ce%ba%ce%b9%ce%b8%ce%b1%cf%81%ce%b1/). Son fond est plat, comme celui de toutes les guitares, alors que la grande majorité des laoùto ont un fond bombé, comme le bouzouki.

A noter la particularité du « poli’tiko laoùto », dont les différentes parties sont en principe plus traditionnelles dans leur conception, par rapport aux autres luths en usage dans la musique grecque (frettes mobiles, mécanique de réglage en bois, etc.) – là encore des variantes sont toujours possibles, voir sur le site de Nikos Fronimopoulos un poli’tiko laoùto de sa création à l’adresse https://fronik.wordpress.com/2010/03/24/%CF%80%CE%BF%CE%BB%CE%B9%CF%84%CE%B9%CE%BA%CE%BF-%CE%BB%CE%B1%CE%BF%CF%85%CF%84%CE%BF-lauta/).

Pour se rendre compte de ces différences, rien ne vaut un déplacement chez les luthiers grecs – ou sur leurs sites…

Depuis quelques années, la fonction soliste du laoùto est mise en avant par de jeunes chanteurs populaires comme :

– le Crétois Mikhàlis Tzouganàkis / Μιχάλης Τζουγανάκης – sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/user/MichalisTzouganakis

– le Crétois Yiannis Kharoùlis / Γιάννης Χαρούλης – sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/user/GiannisHaroulisVEVO

– le Chypriote Giorgos Kalogirou / Γιώργος Καλογήρου, joueur de laoùto et guitariste ; voir sa page Facebook https://www.facebook.com/GiorgosKalogirouArtist/ ; sur YouTube interprétant un morceau traditionnel chypriote :  https://www.youtube.com/watch?v=L-jWh1deuXI ; on trouve de lui plusieurs vidéos tournées dans la célèbre boutique Xilouris du Musée des instruments de musique populaires grecs (Μουσείου Ελληνικών λαικών μουσικών οργάνων) situé à Plaka, sur la chaîne YouTube Greekinstruments : https://www.youtube.com/watch?v=gsRxduNPzK8 ;

– le Chypriote Alkinoos Ioannidis / Αλκίνοος Ιωαννίδης, également joueur de laoùto et guitariste – sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/user/alkinoosofficial

Le laoùto peut se transformer en instrument de pure virtuosité.

Au laoùto stérianô, se distinguent entre autres Christos Zotos / Χρήστος Ζώτος et celui qui peut être considéré comme son successeur spirituel, Vassilis Kostas / Βασίλης Κώστας.

L’une des spécificités de leur jeu est de transposer au luth les solos de clarinette des musiques de l’ouest de la Grèce !

Voir ici :

Dans un tout autre genre, le Crétois Giorgis Xylouris, dit Psarogiorgis / Ψαρογιώργης : https://facebook.com/psarogiorgis/

Et Léonidas Laïnàkis / Λεωνίδας Λαϊνάκης, également joueur de boulgari :
https://facebook.com/Λεωνιδας-Λαινακης-1466194400080712/

PL

* Extrait de traduction française tiré de « Pernot Hubert. Le roman crétois d’Erotokritos. » In: Revue des Études Grecques, tome 28, fascicule 127,1915. pp. 129-183 ; http:// www. persee .fr/doc/reg_0035-2039_1915_num_28_127_6839.

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Photos du concert de Rébétiko de Dirdira Dar Dar à Bayonne (28 juin 2017)

Il soufflait sur Bayonne un vent à transformer les licornes en pottocks.

Devant le Bistrot, quartier Saint-Esprit, les services de la voirie s’affairaient sous la pluie, au brise-roche hydraulique

En pleine nuit, pour ne pas perturber la circulation.

Vite couvert par le son du Rébétiko, qui résonnait depuis le fond du bar : bouzouki, guitare, accordéon, percussions, baglama grec.

De « Mès tis pôlis to Hamam » / Μες της πόλης το χαμάμ à « Misirlou » / Μισιρλού, en passant par « Kolonàki tzitzifiès » / Κολωνάκι Τζιτζιφιές de Màrkos Vamvakàris.

Sans jamais surjouer, sans jamais faire semblant. Douce ironie, style, talent, joie de vivre, envie de fête : c’est la pâte Dirdira Dar Dar, le nouveau groupe de Niko et Txomin. Avec Domeka à l’accordéon et au baglama grec, Rafa à la guitare.

Né dans les ports de l’Egée, le Rébétiko n’a jamais refusé le voyage, ni la rencontre.

Quoi de plus logique finalement, que de l’entendre aussi au Pays basque.

Un concert de grande qualité.

Merci au public bayonnais.

Merci à Iban et Bastringue pour l’organisation.

Merci à Dirdira Dar Dar.

 

 

Le bouzouki de Niko. Bref interlude à l’extérieur.

Dirdira Dar Dar. Photos PL http://www.philiki.org

 

 

Dirdir Dar Dar.  Photos PL http://www.philiki.org

 

 

 

Zéimbekiko improvisé par Txomin.

Danse orientale surgie du public, avec Marina Chifflet – http://www.marinachifflet.com/

Photos PL http://www.philiki.org

 

 

Dirdira Dar Dar. Photos PL http://www.philiki.org

 

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Dirdira Dar Dar. Photos PL http://www.philiki.org

 

PL – Photos PL

Lire aussi :

Bertsu franco-grec sur l’Adour : de la lyre crétoise au bouzouki avec le groupe Errebetiko Ρεμπέτικο στην Χώρα των Βάσκων

https://philiki.org/2017/03/25/bertsu-franco-grec-sur-ladour-de-la-lyre-cretoise-au-bouzouki-avec-le-groupe-errebetiko/

Du Rébétiko sauce Dirdira Dar Dar le 28 juin 2017 à Bayonne

https://philiki.org/2017/06/24/du-rebetiko-sauce-dirdira-dar-dar-le-28-juin-2017-a-bayonne/

 

Droits d’auteur :

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Du Rébétiko sauce Dirdira Dar Dar le 28 juin 2017 à Bayonne

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Bouzouki, accordéon, darbouka.

Le Rébétiko à Bayonne, c’est désormais Dirdira Dar Dar.

Le mercredi 28 juin 2017 à partir de 19h30 (avec d’autres groupes).

« Le Bistrot », quartier St Esprit, 7 place de la République à Bayonne.

Publié dans ξ / Agenda Ημερολόγιο

Coup de coeur : les Enluminures grecques de la Bibliothèque nationale de France Οι ελληνικές μικρογραφίες της Εθνικής Βιβλιοθήκης της Γαλλίας

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« Trésors de Byzance. » Catalogue d’exposition de manuscrits grecs publié par la BNF. 2005. (clic pour agrandir)

On connaît les enluminures médiévales d’Europe de l’Ouest.

Nombre d’ouvrages grecs du Moyen âge étaient également illustrés.

Des manuscrits religieux, certes (ceux-ci représentent la grande majorité des livres diffusés dans l’Empire romain d’Orient / Empire byzantin), mais aussi des ouvrages profanes.

La Bibliothèque nationale de France (BNF) en conserve quelques uns (on peut avoir un aperçu de ce patrimoine sur le lien http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc209838 ou sur « pinakes » http://pinakes.irht.cnrs.fr/).

Elle a édité de remarquables catalogues qui peuvent servir de guide pour s’y retrouver dans les méandres de ses manuscrits grecs (ou de ceux qui sont conservés dans d’autres bibliothèques de France), tels que :

– le « Catalogue des manuscrits grecs, Tome III-1 : Supplément grec, n° 1 à 150 », de Charles Astruc, Marie-Louise Concasty, Cécile Bellon, Christian Förstel (http://editions.bnf.fr/catalogue-des-manuscrits-grecs-iii-1-suppl%C3%A9ment-grec-n%C2%B0-1-%C3%A0-150) ;

« Les manuscrits grecs datés des XIIIe et XIVe siècles conservés dans les bibliothèques publiques de France », de Paul Géhin, Michel Cacouros, Christian Förstel et al., avec la collaboration de Dominique Grosdidier de Matons (http://editions.bnf.fr/les-manuscrits-grecs-dat%C3%A9s-des-xiiie-et-xive-si%C3%A8cles-conserv%C3%A9s-dans-les-biblioth%C3%A8ques-publiques-de).

Les plus abordables sont – ou étaient – deux fascicules publiés avec 40 ans d’écart :

« Trésors de Byzance, Manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale de France« , de Christian Förstel, opuscule publié « à l’occasion de l’exposition « Trésors de Byzance » organisée, parallèlement au XXe Congrès international des études byzantines, et présentée à la Bibliothèque nationale de France (…) du 20 août au 2 septembre 2001 » ; ce petit guide est malheureusement épuisé.

– et « Byzance et la France médiévale, manuscrits à peintures du IIe au XVIe siècle« , publié en 1958 et… heureusement disponible en ligne (permalien http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6459268m).

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« Byzance et la France médiévale ». (clic pour agrandir)

Nos coups de coeur…

Les « Theriaca » (Θηριακά), un « poème médical » du 2ème siècle avant J.C., qui reprend notamment les antidotes nécessaires aux piqures infligées par certains animaux (serpents, scorpions…). La BNF possède un manuscrit qui aurait été réalisé au 10ème siècle de notre ère, donc 1200 ans après.

Ses illustrations sont pour le moins surprenantes, pour qui penserait que le monde « byzantin » s’était définitivement converti à l’image abstraite et décharnée (références BNF Supplément grec 247 – 1001-1100 Description NICANDER. Theriaca permalien http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10532610b) :

 

 

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Le manuscrit surnommé le « Psautier de Paris », qui n’est évidemment pas d’origine parisienne (daté par les spécialistes du 10ème siècle de notre ère, référence BNF  « Grec 139« ).

Ici, la « Noyade de l’armée de Pharaon » et « David décapitant Goliath »). Surprise – pour le profane dont votre serviteur, en tout cas – les traits des soldats ou du moins, de leur tenue, semblent avoir quelque chose d’annonciateur d’un certain style de la Renaissance italienne :

 

 

(clic pour agrandir)

Toujours dans le même manuscrit : « David gardant son troupeau », avec cet on ne sait quoi d’orphique, et « David glorifié par les femmes d’Israël », toujours le thème biblique mêlé à l’esthétique de l’antiquité gréco-romaine :

 

 

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Les « Homélies de Grégoire de Nazianze » (11ème siècle de notre ère – référence BNF Manuscrit « Grec 533 »), dont nous retiendrons cette fois les scènes les plus bucoliques, peut-être inspirées de la vie des paysans byzantins  : « Paysan tondant un mouton » et  » Pasteurs et troupeaux » :

 

 

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Passons à quelque chose de plus sévère avec les « Traités théologiques » de l’Empereur Jean VI Cantacuzène (14ème siècle de notre ère, référence BNF Manuscrit Grec 1242).

A gauche, ceci n’est pas un pope orthodoxe d’aujourd’hui, même si cela y ressemble fortement. Il s’agit de l’Empereur byzantin Jean VI Cantacuzène, en tenue d’Empereur et en tenue de moine. A droite, une représentation de la transfiguration du Christ. On s’attend davantage à cela quand on parle « images byzantines ». A noter cependant, la modernité du concept mêlant lumière abstraite et stylisée et personnages plus « réalistes » :

 

 

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Toujours avec les Homélies de Grégoire de Nazianze mais cette fois-ci un manuscrit du 9ème siècle de notre ère (référence BNF, Grec 510) : en bande dessinée, le  martyre de Saint Thomas (à gauche) et  le rêve de Constantin avant la bataille du Pont Milvius, suivi de la trouvaille de la Sainte Croix par Sainte Hélène (à droite) :

 

 

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Encore avec Grégoire de Nazianze, un style différent (manuscrit du 12ème siècle, référence BNF Grec 550) – chercher la petite bête :

 

 

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Un Tétraévangile (référencé à la BNF Coislin 195), où chaque évangéliste paraît chercher l’inspiration ou se reposer, dressé sous des traits qui touchent par leur finesse et leur naturel (10ème siècle de notre ère).

 

 

(clic pour agrandir)

Tout ceci n’est qu’un aperçu qui interroge.

Les manuscrits « byzantins » sont dispersés dans diverses bibliothèques de par le monde. Mais après le sac de Constantinople de 1204 par les « Latins », la longue agonie de l’Empire byzantin puis la prise de sa capitale, cette fois par les Ottomans, en 1453, combien d’autres merveilles perdues ? C’est tout le talon d’Achille de cet héritage des Grecs d’aujourd’hui, orphelins de l’Empire qui a tant forgé leur culture.

L’art de l’enluminure grecque ne mérite pas d’être à ce point ignoré du public…

PL

Sources des images : BNF. Images des catalogues reproduites avec l’autorisation de la BNF. En cas d’erreur sur les droits ou sur la numérotation des manuscrits, merci de nous contacter via les commentaires pour retrait immédiat.

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Bertsu franco-grec sur l’Adour : de la lyre crétoise au bouzouki avec le groupe Errebetiko Ρεμπέτικο στην Χώρα των Βάσκων

Au Kalostrape (Petit Bayonne). Harmonium indien et bouzouki grec avec Txomin et Niko.

Au Kalostrape (Petit Bayonne). Harmonium indien et bouzouki grec avec Txomin et Niko.

Pas de doute, c'est du grec...

Pas de doute, c’est du grec…

Ambiance. Ca chantait grec et basque, au son du bouzouki. Ils sont fous ces Basques.

Ambiance. Chants en grec et impros en basque, au son du bouzouki. Ils sont fous ces Basques.

A la darbouka, Xan. Au chant, Christine et les autres.

A la darbouka, Xan. Au chant, Christine et les autres.

Ce soir-là, Bayonne s’écrivait Μπαγιόν.

Il était tard, sur l’Adour.
Aux pieds du pont, quatre Crétois mélancoliques,
régénéraient nos oreilles.
Ne viens pas partager ta tristesse.
Puisque tu fais commerce de ton âme, donne moi
l’énergie de ta transe crétoise.
Enfin la lyre devenue folle, la danse de vie,
les pieds qui
cognent l’estrade même quand le son s’arrête,
donne moi ces notes qui viendront emporter
ce que je veux laisser partir.
Excuse-moi, Crétois, de te demander encore,
ce qu’on attend toujours de toi.
Mais toi seul sais.
Tac, tacatacatacatac, Tac.

Ce fut chose faite quand dans un recoin nous
entendîmes l’homme au chapeau, parler grec dans le public.
Milas Ellinikà ?
Venez avec nous au bar basque, nous jouons du Rébétiko.
Il était tard, sur l’Adour.
Mais comment refuser une gentille invitation.
Et qui sont-ils, ces gens qui prétendent avoir l’âme un peu grecque ?
Acceptons.
Au petit Bayonne, dans ce bar, on n’entendait parler que l’Euskara.
Niko vint là, avec son Bouzouki. Txomin avec son harmonium indien.
Christine, son carnet de chansons, en caractères grecs.
Leur amie avec son sourire, Xan sa percussion, et l’homme au chapeau noir, avec lui-même.
C’était le chef d’orchestre, l’agent, le conteur.
Ils jouaient de la musique, du chant et lui se jouait des mots.
Quand Niko fit son taximi on se regarda.
On comprit qu’on ne se moquait pas de nous.
Txomin activé à son soufflet d’une main, à son clavier d’une autre.
D’un sourire tranquille et d’un rythme assuré, la Darbouka de Xan continue
d’ameuter du monde.
Christine chante, on se croirait dans un café égéen.
Et pourtant. C’était grec mais c’était basque.
Et ce n’était pas triste.
Prête-moi ton bouzouki, Niko, que je joue quelques notes cassées moi qui ne sais pas jouer.
Voici Txomin qui se lève, se plie en deux, balaie l’air de ses bras.
On ne rêve pas.
Reprends ton instrument, l’ami.
Ton son gréco-basque est nôtre, et il est autre.
Vous ne savez pas avoir l’air vraiment sombres.
C’est votre pudeur, et votre grandeur.
Rébètes enthousiastes, simples comme ce coin de terre pyrénéenne.
Fluide et claire, votre vitalité baptise
les sons trop graves de l’Orient.
Le jeu de nos amis provoque une noctambule.
Elle vient joindre ses « Jotas » au trois-cordes de Niko.
Encouragée par notre chef d’orchestre.
Navarre, Labourd et utopie grecque.

On se regarde. Où sommes-nous au juste?
A la frontière de quelque chose.
Où tout est exactement comme cela doit être.
Il est temps de partir, nous avons de la route à faire.
En Béarn, on ne nous croira pas.

C’est ainsi que sur les bords de l’Adour, un concert de musique crétoise* enregistré, sauf erreur, par Radio France* se transforma en soirée gréco-basque.

Errebetiko nous offrait ses fulgurances nocturnes.

Il en reste encore une trace chez ceux qui étaient là.

C’était il y a déjà quelques temps.

On apprend qu’ils existent toujours.

De source sûre, cette petite bande hétéroclite devrait se manifester prochainement au grand jour, dans une composition légèrement différente. Espérons-le ! Avec cette façon à eux de faire du Rébétiko.

Un élan vital insufflé même au coeur des chansons noires.

Le mélange avec les voix basques du public, totalement improvisées, détonnait.

Loin des interprétations larmoyantes trop « premier degré » qui abondent ces dernières années. Qu’ils ne changent rien, surtout.

Le Rébétiko est plus fort quand il prend du recul sur la mélancolie à laquelle il est tant associé.

Et cela, nos compères basques savent le faire mieux que quiconque.

En attendant qu’Errebetiko ne se dévoile, sachez que deux de nos amis forment le groupe Frikun.

Patientez, donc. Et profitez !

 

Frikun par Frikun. https://www.youtube.com/watch?v=kxyVRA2Jf9g

Siga Siga emeki poliki (lien bandcamp). Par Frikun.

 

A noter dans l’album de Frikun, le clin d’oeil grec du titre « Siga siga emeki poliki »  (« siga », « doucement » en grec – « emeki » en basque) : https://frikun.bandcamp.com/track/siga-siga-emeki-poliki

Frikun par Frikun. https://www.youtube.com/watch?v=kxyVRA2Jf9g

Arrêtez mal palé (lien Youtube). Par Frikun.

PL

Petit lexique maison :

– Rébétiko : style musical des Grecs des deux rives de la mer Egée (voir Rébétiko, la mauvaise herbe sur philiki.org https://philiki.org/2013/07/22/rebetiko-la-mauvaise-herbe-2/)

– Bertsu : chant d’improvisation  basque.

– Euskara : langue basque.

– Jota : danse et chant traditionnels de certaines régions d’Espagne, que l’on retrouve dans certaines régions bascophones (Navarre).

– Taximi : en musique grecque et orientale, petit morceau instrumental, autonome ou intégré dans une chanson, souvent en introduction d’un plus grand morceau (définition maison).

– Trois-cordes : l’une des deux versions du bouzouki grec, à trois doubles cordes (l’autre est à quatre doubles cordes).

* Sur la soirée crétoise qui précéda ce mémorable concert et le quatuor de Stélios Pétrakis : https://philiki.org/2015/10/12/concert-de-musique-cretoise-a-bayonne-le-vendredi-16-octobre-2015/

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Les Crétois de Stélios Pétrakis se produisaient ce soir-là à Bayonne dans le cadre du festival HAIZEBEGI. Luth, lyre et danse.

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Les questions de Milinda – la rencontre des Grecs et du Bouddhisme Οι ερωτήσεις του Μιλίντα – Η συνάντηση των Ελλήνων με τον Βουδδισμό

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Le Milinda-panha, ou « Questions de Milinda », relate les dialogues du roi indo-grec Ménandre Ier (Μένανδρος) et du moine bouddhiste Nagasena.

Il fait partie des textes canoniques du bouddhisme, et occupe une place importante dans le bouddhisme theravada.

Sa diffusion s’est étendue jusqu’en Chine et au Japon (voir « Les versions chinoises du Milindapañha », Paul Demiéville, Bulletin de l’Ecole française d’Extrême-Orient  Année 1924  Volume 24  Numéro 1  pages 1-258 – http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1924_num_24_1_2986).

Plusieurs traductions en ont été publiées en français, dont une, résumée et abordable, aux éditions Gallimard dans la collection « Connaissances de l’Orient », à partir du pâli. Une langue ancienne de l’Inde qui sert encore de langue liturgique dans le bouddhisme theravada (« Milinda-panha – Les questions de Milinda », traduit, présenté et annoté par Louis Finot, préface d’Edith Nolot, ISBN 2-07-072730-0, 145 pages, Gallimard, Paris 1992).

Le nom de « Milinda » est l’adaptation en pâli de « Ménandre » (à ne pas confondre avec le dramaturge du même nom). Dans le texte pâli, les Grecs sont désignés sous les termes « les Yonakas ». A rapprocher des « Ioniens », une des peuplades grecques de l’antiquité installée, notamment, en Asie mineure. Son nom est encore souvent utilisé par les peuples orientaux pour désigner les Grecs – par exemple sous la forme « Yauna » puis « Younan » en persan,  « Yavan » en hébreux, « Yavana » en sanskrit, un terme passé en arabe où la Grèce se dit « al-Yūnān » et en turc sous la forme « Yunanistan ».

C’est d’ailleurs ainsi que commence le Milinda-Panha, dans la traduction de Louis Finot : « Il y avait chez les Yonakas, une cité nommée Sâgâlâ » (Sâgâlâ, capitale du roi Ménandre Ier, est le nom d’une ville aujourd’hui dénommée  Sialkot  dans le Pakistan actuel).

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Monnaie antique de Bactriane (région recouvrant surtout l’actuel Afghanistan). A gauche, le roi grec Ménandre I, tête nue. A droite, Athéna en armes. Argent : Drachme ; 2,39 g. Appartient à l’ensemble documentaire : MonnGre Identifiant : ark:/12148/btv1b8550914t Source : Bibliothèque nationale de France, département Monnaies, médailles et antiques, R 3681.350 – un clic pour agrandir

Le texte débute par la description de la capitale du roi Ménandre, puis par celle du roi lui-même. Celui-ci demande : « Y a-t-il quelque sage, ascète ou brahmane, chef d’ordre ou de groupe, maître d’un groupe d’élèves, même adepte du bienheureux Buddha, qui puisse causer avec moi et résoudre mes doutes ? ». Aucun maître à penser ne parvient à répondre à ses incessantes interrogations sur le bien, le mal, la vie, la mort ou la renaissance. On amène au roi, après de longues et vaines recherches, le bonze Nagasena.

Il s’en suit un dialogue très imagé par lequel le moine répond aux interrogations de Ménandre, qui demande souvent  : «  Donne moi une autre comparaison. » Bref c’est un peu « le bouddhisme  pour les nuls », version ancienne.

Certains chercheurs pensent que ce dialogue n’a peut-être jamais existé. Et que la figure du roi grec, ou ses questions, ne sont qu’un moyen d’illustrer l’enseignement des grands principes bouddhistes – une sorte d’outil pédagogique.

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Monnaie antique de Bactriane. A gauche, le roi Ménandre I casqué. A droite, la déesse Athéna en armes. Drachme ; 2,46 g. Appartient à l’ensemble documentaire : MonnGre.  Identifiant : ark:/12148/btv1b8510969p Source : Bibliothèque nationale de France, département Monnaies, médailles et antiques, R 3681.375 – un clic pour agrandir.

Ce qui est certain c’est que le roi Ménandre Ier est bien réel. Il aurait régné entre 163 et 95 avant J.-C.. Il était connu des  historiens grecs Plutarque (1) et Strabon (2)(3). Il est cité dans les textes des peuples de l’Inde. Son effigie figure sur les pièces de monnaie frappées sous son règne souvent accompagnée, sur l’autre face, de la déesse Athéna (à ce propos, voir Bopearachchi Osmund. « Découvertes récentes de trésors indo-grecs : nouvelles données historiques.» In : Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 139ᵉ année, N. 2, 1995. pp. 611-630, DOI : 10.3406/crai.1995.15500 – www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1995_num_139_2_15500 – et Bopearachchi Osmund. « L’apport des surfrappes à la reconstruction de l’histoire des Indo-Grecs.» In : Revue numismatique, 6e série – Tome 164, année 2008 pp. 245-268 – DOI : 10.3406/numi.2008.2853 – www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_2008_num_6_164_2853).

On oublie souvent que la présence grecque en Asie ne s’est pas  arrêtée avec les conquêtes d’Alexandre le Grand. D’autres successeurs d’Alexandre le Grand sont plus connus  que Ménandre (Ptolémée – Ptolemaios / Πτολεμαῖος   –  en Egypte, Séleucos – Σέλευκος prononciaton grecque moderne Sélefkos – fondateur de l’Empire séleucide en Perse et en Syrie, Lysimaque –  Lysimakhos   / Λυσίμαχος – en Thrace, Antigone le Borgne – Antigonos Monophtalmos /  Ἀντίγονος Μονόφθαλμος  – en Asie mineure, Cassandre en Macédoine – Kassandros /  Κάσσανδρος). Mais des rois grecs fondèrent des dynasties et régnèrent aussi progressivement en Bactriane (les royaumes gréco-bactriens s’étendaient dans une région située entre l’Hindū-Kūsh et l’Amou-Daria, qui englobait entre autres l’Afghanistan actuel) et en Inde du nord, à cheval sur quatre siècles. Les royaumes indo-grecs auraient parfois poussé leurs conquêtes jusqu’au Penjab et même au-delà.

Le dialogue de Milinda n’est pas la seule évocation de l’installation des Grecs dans la région.

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Extrait du livre d’Alfred Foucher : « L’art gréco-bouddhique du Gandhâra : étude sur les origines de l’influence classique dans l’art bouddhique de l’Inde et de l’Extrême-Orient » . 1905 – un clic pour agrandir

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Extrait du livre d’Alfred Foucher : « L’art gréco-bouddhique du Gandhâra : étude sur les origines de l’influence classique dans l’art bouddhique de l’Inde et de l’Extrême-Orient ». 1905 – un clic pour agrandir

Selon plusieurs chercheurs, c’est également à l’influence grecque que l’on attribue une des premières représentations physiques du Bouddha, voir même selon certains, la toute première représentation humaine du Bouddha, aux environs du début de l’ère chrétienne.

Avant cela le Bouddha était représenté par des Symboles, comme la roue du Dharma ou Dharma-chakra, ou la trace des pas de Bouddha. Ces représentations humaines de Bouddha ne seraient pas apparues immédiatement après l’arrivée des Grecs, mais plus tard. Du point de vue artistique, il s’agit d’un art mixte parfois qualifié de gréco-bouddhique ou indo-grec, ou encore d’art du Gandhara, ou d’art de l’Orient hellénisé, fusionnant les styles de plusieurs civilisations (dont celle des Kouchan). (4)

Ces dénominations ne sont pas nécessairement équivalentes et font l’objet de controverses de spécialistes. La recherche semble en constante évolution sur ce sujet.

La représentation humaine du Bouddha serait née du besoin des Grecs convertis au Bouddhisme de représenter le Bouddha comme ils en avaient l’habitude avec les Dieux, demi-Dieux ou héros grecs.

Pris d’enthousiasme, un auteur est allé jusqu’à écrire que « les Bouddhas japonais apparaissent encore de nos jours sous les traits apolloniens et drapés dans des vêtements aux plis antiques » (Paul Chalus en introduction de l’édition de 1972 de « L’impérialisme macédonien et l’hellénisation de l’Orient » de Pierre Jouguet, Editions Albin Michel, 1972, page 10).

Le précurseur des ces recherches est un Français, Alfred Foucher, qui publia en 1905 « L’art gréco-bouddhique du Gandhâra : étude sur les origines de l’influence classique dans l’art bouddhique de l’Inde et de l’Extrême-Orient ». (4) (5)

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Alfred Foucher : « L’art gréco-bouddhique du Gandhâra : étude sur les origines de l’influence classique dans l’art bouddhique de l’Inde et de l’Extrême-Orient » . 1905 – un clic pour agrandir

Vous ne regarderez plus tout à fait les statues de Bouddha de la même façon…

Notes :

1) Selon Plutarque : « un roi de la Bactriane nommé Ménandre, qui régnait avec beaucoup de modération, étant mort dans son camp, les villes de ses États firent ses funérailles en commun ; elles se disputèrent les restes de son corps, et ce ne fut qu’après de longs débats qu’elles convinrent enfin d’en emporter chacune une portion égale, et de bâtir autant de monuments pour les y renfermer » – Plutarque, œuvres morales, Traduction de Ricard, Paris 1844 tome IV. Selon Edith Nolot dans sa préface de la traduction de Louis Finot, ceci ferait écho à « un cliché bouddhique extrêmement répandu à propos du partage des reliques du Bouddha et des disputes qui s’en suivirent. »

2) Strabon cite Apollodore d’Artémite  qui fait une description très élogieuse (et un peu exagérée) des conquêtes de Ménandre : « La Bactriane, dont la frontière septentrionale borde l’Arie sur une certaine longueur, dépasse de beaucoup cette contrée dans la direction de l’E. Elle a une étendue considérable et un sol propre à toutes les cultures, celle de l’olivier exceptée.  Grâce à ses immenses ressources, les Grecs qui l’avaient détachée [de l’empire des Séleucides] devinrent bientôt tellement puissants qu’ils purent s’emparer de l’Ariane et de l’Inde elle-même, au dire d’Apollodore d’Artémite, et que leurs rois, Ménandre surtout (s’il est vrai qu’il ait franchi l’Hypanis et se soit avancé vers l’E. jusqu’à l’Imaüs), finirent par compter plus de sujets et de tributaires que n’en avait jamais compté Alexandre, grâce aux conquêtes faites tant par Ménandre en personne que par Démétrius, fils du roi de Bactriane Euthydème. »  « Géographie de Strabon » Livre XI Chapitre XI Traduction d’Amédée Tardieu, Paris 1867 (libre de droits, disponible en ligne) Tome 1.

3) Les rencontres indo-grecques de l’antiquité continuèrent d’avoir des échos dans la littérature grecque à l’ère chrétienne, au Moyen âge – à l’époque byzantine. Certains ouvrages ont fait l’objet de traductions récentes en langue française, ou de rééditions, parues aux éditions Anacharsis ou aux éditions Les Belles Lettres (égratignant encore une fois au passage  la caricature négative que l’on se fait souvent du monde intellectuel byzantin), notamment :

– le traité « Sur les peuples de l’Inde et les Brahmanes » (« Περὶ τῶν τῆς Ἰνδίας ἐθνῶν καὶ τῶν Βραχμάνων ») de l’évêque Palladios (4ème siècle après J.-C.) : un large passage de cette œuvre a fait l’objet d’une interpolation dans le roman byzantin « Histoire merveilleuse du roi Alexandre maître du monde » ; on y lit les dialogues d’Alexandre le Grand avec des « Brahmanes », en fait ici des ermites indiens nus, notamment le maître à penser Dandamis. Chacun y interroge l’autre sur son mode de vie et sa conception du monde (« Histoire merveilleuse du roi Alexandre maître du monde », traduction du grec en français Corinne Jouanno, 2009, Anacharsis éditions, 332 pages, ISBN 978-2-914777-50-6 – pages 162 et suivantes) ; voir aussi la version parue aux Editions Les Belles Lettres « Alexandre le Grand et les Brahmanes – Palladios d’Hélénopolis : Les Moeurs des Brahmanes de l’Inde et anonyme : Entretiens d’Alexandre et de Dindime », Pierre Maraval, 2016, Les belles Lettres, 122 pages, ISBN-10 2-251-33979-5) ;

« L’Inde », oeuvre assez improbable de Ctésias, un médecin grec prisonnier du roi perse Artaxerxès II, avant les conquêtes d’Alexandre le Grand : les notes de lecture que fit de ce texte le patriarche grec orthodoxe Photios, au 9ème siècle après J.-C., dans sa « Bibliothèque » ont été publiées avec trois autres notes portant sur trois autres ouvrages, sous le titre « Les codices du merveilleux » traduction de René Henry (1910-1978) aux éditions Anacharsis, (2002, 132 pages, ISBN 2-914777-03-5).

4) Pour un documentaire vidéo : « Gandhara, l’envol du bouddhisme » dans la série « Eurasia : À la conquête de l’Orient » d’Alain Moreau et Patrick Cabouat (coproduction NHK, TV5, 2004).

5) Les Grecs influenceront des domaines aussi inattendus que l’astrologie indienne. On trouve en particulier des traces de cette influence dans un texte sanskrit, le « Yavanajataka« , ou « Horoscopie des Grecs », qui emprunte des éléments à l’astrologie grecque. Le Yavanajataka a été traduit en anglais en 1978 par David Pingree (David Pingree, « The Yavanajātaka of Sphujidhvaja », Harvard Oriental Series, Vol. 48, Cambridge : Harvard University Press, 1978).
Les origines précises du Yavanajataka font l’objet de discussions universitaires. Certaines publications à ce sujet sont disponibles sur Internet.

PL

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