Sagesse ancienne : les 71 Vers d’or de Pythagore, quelques principes de vie à méditer, qui nous sont parvenus via Byzance Αρχαία σοφία : τα 71 χρυσά έπη του Πυθαγόρα, που ήρθαν σ΄εμάς μέσω του Βυζαντίου

Dans l'édition de Chalkokondilis de la Souda, le dictionnaire encyclopédique grec du Moyen âge, les articles sur Pythagore et les Pythagoriciens s'étalent sur environ  trois pages.

Dans l’édition de Chalkokondilis de la Souda, le dictionnaire encyclopédique grec du Moyen âge, les articles sur Pythagore et les Pythagoriciens s’étalent sur environ  trois pages. Ils reprennent, outre divers éléments biographiques ou théoriques, les « symboles » de Pythagore, ensemble de conseils sous forme de paraboles, distincts des vers dorés.

Les textes grecs anciens regorgent d’une sagesse accessible à l’esprit critique, sans médiateur.

Même quand ils n’abordent pas directement les cultes divins ou la philosophie, il proposent souvent un mode de vie, une éthique propre à alimenter notre réflexion d’hommes et de femmes en quête de repères. Et ils sont là, à portée de main.

Il y a bien sûr l’Iliade et les oeuvres qui en dérivent, dont les valeurs de courage, de combativité, d’honneur, d’intelligence, d’affirmation de soi, de sacrifice, de devoir, ont longtemps formé la colonne vertébrale de toute éducation grecque (même après l’antiquité – lire à ce propos l’article d’Oumar Sankharé, « Homère à Byzance », in revue Ethiopiques numéro 53 http://ethiopiques.refer.sn/article.php3?id_article=204)…

Si l’Iliade est un peu la bible des anciens, d’autres textes nous sont parvenus, plus courts, et en apparence plus faciles à lire : ce sont ces listes de maximes, de sagesses, d’apophtegmes, de commandements, de sentences, qui circulent depuis plus de deux millénaires. Comme les 147 « Apophtegmes des sept sages de la Grèce » parmi lesquels on repère quelques « Maximes delphiques ». Difficile d’en diffuser ici une traduction en français déjà publiée, libre de droits et « prête à l’emploi ». Des traductions françaises elles-mêmes tirées de traductions en latin des originaux grecs, souvent mêlées de commentaires peu fidèles, ont été publiées depuis la renaissance ; elles sont peu satisfaisantes et dans certaines éditions, les commentaires sont confondus avec les maximes elles-mêmes. Des essais de traduction récents circulent sur Internet. Ainsi que de nombreuses adaptations en grec moderne, largement diffusées, notamment sur les sites néo-païens (chercher « Αποφθέγματα των επτά σοφών », « Παραγγέλματα των επτά σοφών », « Των Επτά Σοφών Υποθήκαι », ou « Δελφικά παραγγέλματα » sur un moteur de recherche).

 

Ci-dessus : Les Apopthegmes des Sept sages de la Grèce, tels qu’ils auraient été rapportés par Démétrios de Phalère : Solon, Chilon, Pittacos, Thalès, Bias, Cléobule, Périandre le Sage. Et les 147 maximes des Sept sages dont la compilation est attribuée à Sosiades, recueillies par l’écrivain grec Stobée dans son « Anthologie » (5ème siècle). Extraits de l’édition de  Thomas Gaisford ΙΩΑΝΝΟΥ ΣΤΟΒΑΙΟΥ ΑΝΘΟΛΟΓΙΟΝ Joannis Stobaei Florilegium Vol 1 – 1823 – pages 94 à 100.

Il y a aussi les « Vers d’or » (ou « Vers dorés ») attribués à Pythagore (en grec ancien : Πυθαγόρου Χρυσά έπη, en grec moderne Τα χρυσά έπη του Πυθαγόρα). Au nombre de 71, ou 72 avec le titre.

Ces maximes n’ont jamais vraiment cessé de circuler dans les milieux intellectuels grecs.

Au 9ème siècle après J.-C., dans sa « Bibliothèque » (Myriovivlos), le Patriarche orthodoxe grec Photios écrit qu’il a lu les « Extraits, Sentences et Préceptes » regroupés par Stobée / Ιωάννης Στοβαίος quatre siècles plus tôt, qui contiennent les commandements des Sept sages (voir la traduction accessible sur le site remacle.org http://remacle.org/bloodwolf/erudits/photius/stobee.htm). Pythagore a, lui aussi, continué d’alimenter les bibliothèques grecques y compris au Moyen âge. Toujours dans sa « Myriovivlos », Photios écrit qu’il a lu une « Vie de Pythagore » dont il ne précise pas l’auteur (« Ἀνεγνώσθη Πυθαγόρου βίος. »). Plus loin il ajoute :  « les Pythagoriciens proclament que tout est nombre et que le nombre parfait est Dix. On obtient le nombre Dix en ajoutant dans l’ordre les quatre premiers chiffres ; c’est pourquoi Dix est appelé Tetrachtys. » (traduction extraite du site http://remacle.org/bloodwolf/erudits/photius/pythagore.htm – pour en savoir plus sur la Myriovivlos, voir : https://philiki.org/2015/10/14/la-myriovivlos-un-panorama-de-lectures-grecques-9eme-siecle-mise-a-jour/). La Souda, le dictionnaire encyclopédique grec du Moyen âge, l’évoque également (voir l’illustration supra).

On attribue à Manuel Khrysoloras (1355-1415) ou à Ianos Laskaris (1445-1535), le « Gnomologikon », une compilation qui regroupe notamment, les apopthegmes des Sept sages et les vers d’or de Pythagore. En 1760, Spyridon Vlandis, un lettré d’origine grecque né à Venise, le fait publier dans une version qui sera rééditée plusieurs fois ; on en trouve certains exemplaires sur la toile (pour une édition vénitienne de 1830 des « ΓΝΩΜΙΚΑ ΜΟΝΟΣΤΙΧΑ ΤΟΥ ΧΡΥΣΟΛΩΡΑ – Γνωμολογικόν περιέχον τα κατά Αλφάβητον γνωμικά μονόστιχα του Χρυσολωρά », chercher « ΓΝΩΜΙΚΑ ΜΟΝΟΣΤΙΧΑ ΤΟΥ ΧΡΥΣΟΛΩΡΑ » sur AnEmi, la bibliothèque en ligne de l’Université de Crète http://anemi.lib.uoc.gr/search/).

Pythagore de Samos. Extrait de la couverture de

Pythagore de Samos. Extrait de la couverture de « La vie de Pythagore, ses symboles, ses vers dorez (sic) et la vie d’Hiéroclès, » tome premier, par M. Dacier, Paris 1706.

Si Pythagore nous est connu dès l’école primaire pour son théorème, son courant de pensée recouvre tout à la fois un aspect purement rationnel, logique, une sagesse, et une forme de mysticisme, qu’il appartient à chacun d’intégrer, ou pas, dans son approche du pythagorisme. Les Pythagoriciens auraient constitué des cercles réservés à quelques initiés, se dotant de grades et de rites d’intégration. Leur mode de vie aurait été marqué par une certaine éthique, des pratiques philosophiques, spirituelles, et même une forme de régime végétarien.

Les « Vers d’or » ne résument pas toute la pensée pythagoricienne. Et leur véritable auteur n’a pas été déterminé avec certitude.

Mais ils fournissent quelques principes de vie à méditer, et forment une synthèse assez équilibrée qui ne néglige ni le corps, ni la vie en société.

Voici deux traductions des Vers d’or de Pythagore, tirées d’éditions des 18ème et 19ème siècles. Les rappels historiques qui les précèdent dans ces ouvrages peuvent paraître dépassés ou sujets à discussion. Les traductions conservent leur charme :
– une traduction publiée en 1706, avec le texte grec (in « La vie de Pythagore, ses symboles, ses vers dorez et la vie d’Hiéroclès, tome premier, par M. Dacier », Paris 1706), et une typographie d’époque, avec ce que cela implique en terme de difficulté de déchiffrage pour un lecteur contemporain ;
– une seconde en vers publiée en 1813 (in «Les vers dorés de Pythagore, expliqués et traduits pour la première fois en vers eumolpiques français », par Fabre-d’Olivet, Paris et Strasbourg, 1813), dans un français et une typographie plus accessibles, mais sans la numérotation claire de la version de Dacier.

On regrettera l’usage du terme « Jupiter » à la place de « Zeus ». L’habitude d’utiliser les noms latins des dieux à la place des noms grecs a longtemps prévalu en Europe occidentale, même quand il s’agissait de traduire des textes grecs.

Les traductions sont ici regroupées sous un seul fichier au format pdf : planches_versdoresphiliki

Ou page par page, en version jpg :

« Les vers d’or de Pythagore ». Traduction de Dacier (cliquer pour agrandir)  :

versdordacier1

vers 1 à 7

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vers 8 à 17

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vers 18 à 27

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vers 28 à 35

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vers 36 à 46

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vers 47 à 55

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vers 56 à 65

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vers 66 à 71

« Les vers d’or des Pythagoriciens ». Traduction de Fabre-d’Olivet (cliquer pour agrandir) :

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La doctrine attribuée aux Pythagoriciens (5ème siècle avant J.-C.) est largement commentée par les philosophes plus tardifs, dont Aristote (4ème siècle avant J.-C.). Elle est évoquée par certains écrivains chrétiens, parmi lesquels des « Pères de l’Eglise » comme le Grec Clément d’Alexandrie (2ème-3ème siècles après J.C.), dans ses « Stromates », où il compare divers systèmes philosophiques. On retrouve des éléments de la biographie de Pythagore et de ses disciples, à prendre avec précaution, dans divers ouvrages antiques qui sont parvenus jusqu’à nous. On cite souvent les « Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres » (« Βίοι και γνώμαι των εν φιλοσοφία ευδοκιμησάντων » ou « Βίοι φιλοσόφων ») de Diogène Laërce / Διογένης Λαέρτιος – ouvrage écrit au 3ème siècle de notre ère, soit sept siècles après la période supposée de la vie de Pythagore, avec tout ce que cela implique d’inexactitudes, de projections, ou d’inventions créées au fil du temps. Ou encore les oeuvres de Jamblique (Iamblicos / Ιάμβλιχος), plus tardivement, aux débuts du 4ème siècle après J.-C.. Après la mort de Pythagore, ses disciples diffusent sa pensée. Parmi eux, les plus célèbres sont Théano, qui selon certaines approches, aurait été sa femme, ou encore Lysis de Tarente et Philolaos de Crotone.

Le Tétraktys. Image Wikimedia Commons

Les vers 47 et 48 des Vers dorés évoquent le « Τετρακτύς », traduit par « Tétraktys » ou « Tétrade », ou parfois par « quaternaire » (« (…) par celui qui a transmis dans notre âme le sacré quaternaire, source de la nature, dont les cours est éternel » – taduction Dacier, voir infra).

Ces quatre lignes (de un, deux, trois et quatre points) forment un triangle – le total des points formant le nombre 10. Il ressort des fragments retrouvés des Pythagoriciens qu’ils donnaient de ces nombres et des rapports entre ces nombres une valeur à la fois arithmétique, symbolique (le 10 symbolisant par exemple la perfection), musicale (ils définissent l’harmonie) et qu’à leurs yeux, ceux-ci fondaient d’une certaine façon, l’ordre du monde.

En 1776, en introduction de sa traduction des Vers d’or, le Français Dacier écrivait  : « Les Pythagoriciens ont donné sur le serment civil des préceptes admirables, qui s’accordent si parfaitement avec ce qu’enseigne la Religion Chrétienne, qu’on ne peut douter que le décalogue ne leur ait été connu.. » On peut douter que Pythagore ait connu le décalogue. Et voir dans cette affirmation de Dacier une tentative de ne pas être accusé de tourner le dos à la religion chrétienne, dominante dans la société de son époque. Cependant quitte à faire l’impasse sur tel ou tel passage, la proposition qui se dégage des Vers d’or des Pythagoriciens s’adapte volontiers à tous les contextes, et apporte encore sa petite pierre à l’édifice.

Panayiotis Lipsos

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2 comments on “Sagesse ancienne : les 71 Vers d’or de Pythagore, quelques principes de vie à méditer, qui nous sont parvenus via Byzance Αρχαία σοφία : τα 71 χρυσά έπη του Πυθαγόρα, που ήρθαν σ΄εμάς μέσω του Βυζαντίου
  1. Bonjour,
    Permettez quelques mots au sujet de Pythagor. Merci.
    LA LÉGENDE DE PYTHAGORE.
    Les fables inventées sur la prétendue vie d’un homme appelé Pythagore n’ont aucune réalité.
    Ernest Havet dit : « Rien de plus connu que ce nom, rien de moins connu que l’homme lui-même » (Le Christianisme, t. I, p. 30).
    Et ailleurs (p. 28), il dit : « Je ne considère Thalès, Pythagore, que comme des noms représentatifs d’un système scientifique. » Ce qui n’empêche que les auteurs classiques modernes feront de Pythagore un personnage historique et lui inventeront une biographie.
    Voici ce qu’on enseigne à la jeunesse crédule :
    « Pythagore, né à Samos (569-470), était fils de Mnésarque ; il fit un long séjour en Egypte et à Babylone, où il fut instruit par un mage célèbre que l’on croit être Zoroastre lui-même (lequel n’a jamais existé). Puis il revint dans la Grande Grèce où il fonda une Ecole à Crotone. »
    Tout cela est du roman édifié à la gloire de l’homme pour enfoncer dans l’esprit de la jeunesse le masculinisme moderne.
    Nous trouvons encore, parmi les faits historiques, une petite aventure qui a pour but de masculiniser le nom des Pythies en en faisant un homme. On nous dit que Pythias fut condamné à mort par Denys le Tyran ; que Damon de Syracuse se porta caution du retour de son ami Pythias qui, étant condamné à mort, avait demandé à s’absenter. Pythias revint au jour marqué et Denys lui fit grâce.
    Vers la fin du IIIème siècle (avant notre ère), un auteur appelé Hermippe écrivit une vie de Pythagore, dans laquelle il dit que celui-ci avait emprunté aux Juifs et aux Thraces une partie de sa doctrine, mais que, comme il n’a pas laissé d’écrits, on ne sait rien de précis sur l’enseignement donné en son nom ; on sait seulement qu’on mettait complaisamment sur son compte tout ce qui se rapprochait des idées orientales.
    Il est bien évident qu’on s’est servi du prestige qui s’attachait encore à ce nom pour faire admettre les idées que les masculinistes voulaient imposer, à une époque où les femmes n’avaient plus assez de liberté pour protester. C’est ainsi que, à côté des idées féminines que nous avons trouvées dans les Vers dorés, nous trouvons dans la légende de Pythagore des idées franchement masculines ; il y a donc eu un mélange, par la suite, de deux opinions ou de deux versions touchant le célèbre Collège.
    Ces idées masculines sont, d’abord, la Métempsycose, qui tient du surnaturel. Le Pythagore masculin admettait plusieurs existences successives. Il disait que la plupart des hommes perdent, en revenant à la vie, le souvenir de ces existences, mais que lui devait à une faveur des dieux de s’en ressouvenir.
    Le personnage qui prétendait ainsi se placer en dehors de la Nature, n’est arrivé qu’à se placer en dehors de la raison, car on le montre faisant des miracles, ayant recours à des charmes et à des incantations, propageant des idées de mortification, la confession auriculaire, et prêchant la vie monacale et hermétique. Il prétendait qu’il savait se faire écouter des bêtes, et un jour, dit-on, il arrêta le vol d’un aigle par sa seule volonté.
    Jamblique, qui a écrit son histoire (Vita Pythagorae), raconte (cap. 28) qu’il aimait se promener sur les bords du fleuve Nessus et lui récitait ses Vers dorés avec tant de charme, que le fleuve, enchanté, lui répondit, en présence même des disciples du philosophe : Salut, Pythagore ! Jamblique assure que ces paroles étaient très distinctement entendues.
    Or, comme le miracle n’existe pas et que ceux qui prétendent en faire sont toujours des esprits mal équilibrés, en même temps que des orgueilleux, nous devons conclure de tout ceci que des hommes inférieurs, après avoir persécuté les Pythagoriciennes, voulurent mettre à l’avoir de leur sexe la renommée qui avait consacré la célèbre Ecole de Crotone, et c’est ainsi qu’on mit à la gloire d’un personnage imaginaire tout ce qui avait été produit dans le Collège sacré des Pythies.
    Bacon, dans son Novum Organum (Aph. 65 et 71), dit de Pythagore que c’était un homme fantasque et superstitieux. En effet, s’il avait existé, tel que Jamblique nous le montre, il n’aurait été qu’un déséquilibré.
    Ce qui trahit toujours les hommes quand ils imaginent des substitutions de sexes, c’est que, sans le vouloir et même sans le savoir, ils introduisent toujours la psychologie masculine dans leurs récits, et surtout dans leur morale, qui est en opposition avec la morale féminine.
    C’est ainsi qu’ils vont mettre le mariage dans cette histoire alors que nous savons que les Pythagoriciennes s’opposaient formellement à l’introduction en Grèce de cette nouvelle institution. Ceux qui écrivirent la biographie de Pythagore, après que le mariage eut triomphé, nous disent que Théano était la femme, ou la fille, de ce personnage, et ils ajoutent qu’elle était sa disciple ardente ; mais comme on voulait aussi affirmer la morale masculine, on ajoutera qu’il l’avait vouée aux dieux par un voeu de virginité perpétuelle.
    C’est ainsi qu’on parodie l’enseignement des Prêtresses ! On disait que, dans un excès d’enthousiasme et s’étant livré à un zèle aveugle et véhément, il traitait fort durement ses disciples et reprenait, en général, les hommes de leurs vices avec beaucoup d’aigreur ; et on ajoute : « Il arriva qu’un jour un jeune homme dont il avait dévoilé les défauts en public, et qu’il avait outragé par des reproches très amers, en conçut un tel désespoir qu’il se tua. Le philosophe ne vit pas ce malheur, dont il était cause, sans un violent chagrin : il rentra en lui-même et fit, sur cet accident, des réflexions qui lui servirent le reste de sa vie. »
    Or ce ne sont pas les hommes qui ont, d’ordinaire, cette véhémence contre les vices de l’homme, ce sont les femmes !
    Cordialement.

  2. Bonjour. Je ne me prononcerai pas sur le fond. Je ne sais pas si la question de l’historicité d’un penseur est une question centrale. En tout cas, elle l’est moins que sa pensée, l’impact qu’elle a eu, et quand bien même s’agirait-il d’une légende, les légendes ont en elles-mêmes une valeur. Certaines sociétés ne vivent que de légendes. Cordialement

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